Alan Conan

Je m’appelle Alan Conan et je suis né en 2002. Pour vous traduire la façon particulière dont je perçois la vie et toutes les émotions qu’elle déclenche, j’écris des BDs depuis l’âge de 5 ans. 

Alors que j’avais douze ans, j’ai eu la chance de rencontrer Christophe Massonneau des éditions Sokrys qui m’a proposé de créer une histoire de toutes pièces et de réaliser un album destiné à un public s’étendant au delà du cadre familial. C’est ainsi que sont nés « Les Chats », une saga trépidante mettant en scène mes propres chats dans des aventures extraordinaires. 

Auto édité depuis 2016 en grande partie grâce à des donateurs, je viens de sortir mon quatrième album, « Les Chats et la Fin du Monde », et je serais très heureux de vous le présenter aux salons ou sur d’autres événements culturels. Il faut dire que pour moi, les dédicaces sont importantes. Elles sont l’occasion d’échanger avec les lecteurs et de prendre ma place peu à peu dans notre monde.

Mes livres s’adressent à un large public. Les petits y verront des histoires rigolotes avec des dessins un peu comme les leurs, les moyens liront jusqu’à la fin pour savoir comment finit cette drôle d’histoire et les grands, s’il sont curieux, découvriront un vrai divertissement et l’imaginaire d’un jeune un peu différent.

Tous les livres de Alan Conan sont disponibles en cliquant ici…

Eric Dodon & Patrice Quélard

Patrice Quélard et Eric Dodon
Patrice Quélard et Eric Dodon

Parution : mai 2018 – ISBN : 979-10-96787-05-0 – Éditeur : Beurre salé. Illustrations : Eric Dodon – Prix : 13,90 € (livre broché, couverture cartonnée rigide)


Du premier mot écrit, en 2012, jusqu’aux dernières touches, au printemps 2018, le processus de création de Jeux de Vilains aura couru tout au long du centenaire de la première guerre mondiale.

Jeux de vilains par Patrice Quélard (texte) et Eric Dodon (dessins)

Jeux de Vilains, réalisé par des auteurs travaillant tous deux dans l’éducation, s’est donné comme  ambitieux objectif d’expliquer la première guerre mondiale aux enfants de 8 à 12 ans sans cauchemars, mais sans embellir le tableau. On y trouvera également une évocation de la présence américaine à Saint-Nazaire, vue à travers les yeux du petit Adrien, le tout reconstitué à partir de photos d’archives. Ce sera, nous l’espérons, un livre émouvant, qui incitera à la mémoire et à la réflexion. Un livre pédagogique, à défaut d’être très riant, mais aussi un livre fait pour plaire aux adultes autant qu’au public cible (8-12 ans). Et plus que tout, un livre destiné à instaurer un dialogue constructif entre adultes et enfants.

Jeux de vilains par Patrice Quélard (texte) et Eric Dodon (dessins)

Ce texte est dédié aux 1 200 poilus Nazairiens tués durant la Grande Guerre. Nous avons obtenu l’accord de la famille d’un d’entre eux pour publier en fin de volume une carte postale absolument poignante qui lui avait été envoyée par son fils.

p02-08-032
28 août 1914
Mon cher Adrien,
Il faut que tu me pardonnes d’avoir attendu près d’un mois avant de t’écrire ma première lettre, mais j’ai été très occupé et le jeu ne se passe pas du tout comme prévu. Les Allemands sont des adversaires très valeureux, et nous donnent bien des peines. La première manche, c’était une partie de cache-cache, et je crois bien qu’on peut dire qu’on a perdu. Tu vas rire quand je vais te dire pourquoi nous avons perdu : c’est à cause de nos pantalons rouges, qui sont beaucoup trop voyants par rapport aux leurs ! On espère bien prendre notre revanche dans les jours à venir, mais ce ne sera pas facile.
Jeux de vilains par Patrice Quélard (texte) et Eric Dodon (dessins)
4 novembre 1914

C’est plus difficile pour les Allemands maintenant de gagner à cache-cache, on a construit des galeries qu’on appelle « tranchées » et des abris souterrains qu’on a renforcé avec de gros morceaux de bois. Le problème, c’est qu’eux ont fait la même chose dans leur camp, alors je crains que le jeu ne s’éternise. Pour le moment, c’est « ex aequo » : on s’observe. Le temps est épouvantable, il pleut, il fait froid, il gèle, il y a de la boue, et parfois même tout cela en même temps ! Du coup, personne n’a trop envie de jouer en ce moment, on est trop occupés à tousser et éternuer !

Dis à ta maman que j’ai bien reçu l’écharpe et le bonnet et qu’ils me sauvent la vie ! Dis-lui bien aussi que je sais combien elle déteste le tricot, et tout ce que ça a dû lui coûter en énervement et en gros mots de faire ça pour moi, la pauvre ! Et toi, petit coquin, j’ai bien trouvé le bonbon que tu avais fourré au fond du bonnet ! Si ça ne te dérange pas, je ne le mange pas tout de suite. Je préfère le garder dans la poche de ma vareuse, contre mon cœur.

Tous les livres de Patrice Quélard et Eric Dodon sont disponibles en cliquant ici…

L.L. de Mars

L.L. de Mars

L.L. DE MARS. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’une notice biographique doit signifier de moi, de ce qu’elle doit écarter. Je sais qu’étrangement elle doit être infiniment reprise ce qui, toujours, m’empêche de la commencer. Je suis pourtant censé m’y plier et trouver ça léger comme une formalité. Je ne suis pas sûr qu’il existe des formalités légères, l’écriture d’une notice biographique moins encore que n’importe quelle autre. J’ouvre invariablement en écrivant ma date de naissance puis je m’y soustrais : de quelque côté que je prenne l’affaire, c’est un non renseignement. C’est le premier d’une chaîne de repères qui, à peine inventoriés, s’abolissent également en non-renseignements. Comme un livre isolé de celui qui l’a rendu nécessaire et de celui qui, un jour, l’a balayé.

Je devrais aimer la notice biographique au moins en tant qu’elle ne prétend pas avoir, elle, de lecteur particulier. Elle ne s’adresse à personne, elle bégaie une position ; une position à partir de laquelle, quoiqu’on fasse pour tirer ce premier point vers la ligne d’un portrait, elle l’entraîne vers le flou des spectres dans le meilleur des cas, vers le singe social dans le pire. On n’attend pas d’elle qu’elle dise quoique ce soit, mais que par elle soit constaté qu’un événement a une raison fondée de se dérouler, qu’un objet a une raison historique d’être produit ; elle assure que l’on ne perd pas son temps devant un événement sans histoire, devant une créature complètement insignifiante : peu sûr de cette signifiance au fond, l’éditeur pourra lui-aussi y trouver une archéologie rassurante et en partager les bienfaits.

On m’a si souvent demandé des notices biographiques, pour le moindre petit festival, la moindre participation à un collectif, que c’est au bout du compte la chose qu’on aura le plus lu de tout ce que j’aurai pu écrire. En poursuivre la logique si efficace devrait finalement me conduire à ne brosser que quelques lignes de projet pour chacun de mes livres, et à ne jamais les réaliser.

Tous les livres de L.L. de Mars sont disponibles en cliquant ici…