Jean Perrochaud

Jean Perrochaud pose devant son immeuble du Petit Maroc, sur lequel le street artist Charquipunk a peint des colibris lors de son passage aux Escales en 2015. Crédit Photo : Lou Perrochaud
Jean Perrochaud pose devant son immeuble du Petit Maroc, sur lequel le street artist Charquipunk a peint des colibris lors de son passage aux Escales en 2015. Crédit Photo : Lou Perrochaud

Devoirs de mémoire de Jean Perrochaud. L’artiste aux multiples facettes, publie deux livres de souvenirs, pas toujours glorieux, de drames, d’amour et de douce folie.

Jean Perrochaud, alias Sakado, a posé ses valises et ses pinceaux, en 2006 au petit Maroc. Depuis, ce personnage discret observe l’actualité du monde et la commente à travers ses billets d’humeur postés sur son blog. Il y ras-semble aussi les mémoires « foutraques » de sa vie d’artiste pour lesquelles « mine de rien, mine de plomb, c’est du boulot. » Jean Perrochaud est en effet touche à tout en matière d’expression artistique et, quand il s’agit de parler de lui, la question « Par où commencer ? »Se pose. Peut-être par l’année 1974, celle où Gébé, rédacteur en chef de « La Gueule ouverte », lui fait confiance en publiant un de ses dessins. Ou par celles au service du 7e art quand il réalise films d’animation et court métrage primés dans les festivals, ou encore par celles consacrées au monde du théâtre pour lequel il devient auteur et écrit une douzaine de pièces tout en créant affiches et scénographies. Depuis toujours, en mots ou en dessins, Jean Perrochaud raconte des histoires. À 70 ans, il s’est décidé à en livrer une, entendue à demi-mot lorsqu’il était petit : celle de Vera G qui se demandait « qui pour-rait bien croire à l’incroyable. » 1947, au sortir de là guerre : Vera G, matricule « 174 454 sur le bras », et les parents de Jean échouent dans le même immeuble locatif du quartier Graslin à Nantes. Ils ignorent son passé récent, de lupanar sous l’occupation, et vont y partager la vie des « bigornés de toutes sortes » qui y habitent et de Madame Flore, l’ancienne maquerelle. C’est à travers elle, dans « Les devoirs de mémoire de Madame Flore » que Jean Perrochaud raconte avec beaucoup de for-ce l’horreur des camps et l’impossible retour à la vie des rescapés. Ce livre sort avec un autre « Chroniques des éphémères » : Jeanne Olympe raconte sa vie en maison de retraite où elle se découvre une passion pour l’écriture. Bien évidemment Jean Perrochaud a compté sur Sakado pour réaliser les couvertures de ses deux livres. Livres à commander sur : www.edi-livre.corn Blog : www.perrochaudsaffiche.fr — Ouest France Mercredi 28 mars 2018

Tous les livres de Jean Perrochaud sont disponibles en cliquant ici…

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